Summary: QUI EST JESUS

IX. JÉSUS CHRIST, LE PREMIER-NÉ D’ENTRE LES MORTS

« Mais maintenant Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis »

(1 Corinthiens XV, 20.)

« Et il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place » (Colossiens I, 18.)

« Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères » (Romains VIII, 25.)

« Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts » (Apocalypse I, 5.) « Christ est ressus-cité. »

Á un moment déterminé de l’histoire du monde, le Fils de Dieu est sorti du tombeau ! Sa ré-surrection était une réalité visible et tangible, non une vision de ses disciples. Ils ne s’attendaient pas du tout à la résurrection de Jésus, et lorsqu’ils en reçurent la nouvelle, ils n’y crurent même pas. Leurs espérances avaient disparu et tout était désespérément sombre à leurs yeux. À la nouvelle de sa résurrection, ils furent donc « forts étonnés » (Luc XXIV, 22-23.)

Même lorsque Jésus se présenta au milieu d’eux, ils ne voulaient pas croire que ce fût lui, ils croyaient voir un esprit. Il leur dit : « Voyez mes mains et mes pieds, que c’est moi-même, tou-chez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai. Et comme de joie ils ne croyaient pas encore et s’étonnaient, il leur dit : Avez-vous quelque chose à manger ? Et ils lui donnèrent un morceau de poisson cuit et quelque peu d’un rayon de miel ; et l’ayant pris, il en mangea devant eux » (Luc XXIV, 39-43.)

La résurrection de Jésus Christ est la base de l’Évangile, le fondement du christianisme. Notre salut éternel reste debout ou tombe avec ce fait. Lorsque nous nous inclinons devant le témoignage irréfutable de la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, nous pouvons saisir par la foi, les magnifiques résultats de sa mort et de sa résurrection : la victoire du Fils de Dieu sur la mort, sur Satan et sur le péché avec toutes les conséquences bénies.

« C’est la Parole de la foi, laquelle nous prêchons, savoir que si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur, et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Romains X, 9-10.)

LA FÊTE DES PRÉMICES

« Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne et que vous en aurez fait la moisson, vous apporterez au sacrificateur une gerbe des prémices de votre moisson ; et il tournoiera la gerbe devant l’Éternel, pour que vous soyez agréés ; le sacrificateur la tournoiera le lendemain du sabbat » (Lévitique XXIII, 10-11.)

« Or sur le tard, le jour du sabbat, au crépuscule du premier jour de la semaine… un ange vint et roula la pierre » (Matthieu XXVIII, 1-2.)

C’est Christ ressuscité qui, dans la belle prescription de la présentation de la gerbe des pre-miers fruits est typifié comme étant les prémices du pays de la promesse et du repos divin. « Le lendemain du sabbat au crépuscule du premier jour de la semaine » le Fils de Dieu sort triomphant du tombeau ayant accompli une rédemption éternelle.

Le jour du sabbat, ce terrible jour qui termine l’histoire d’Israël sous la loi, Jésus était couché dans le sépulcre de Joseph d’Arimathée. Par la résurrection de Christ, il y a un nouveau com-mencement de l’histoire d’Israël sur la base de la rédemption, et sur cette base, il est les pré-mices de l’accomplissement de toutes les promesses faites aux pères.

Mais dans un sens beaucoup plus large et au-delà des limites du peuple d’Israël, Christ res-suscité est les prémices d’une multitude d’êtres qui vivront éternellement dans les nouveaux cieux, comme résultats et fruits de son œuvre accomplie au Calvaire.

Les prémices, c’est un homme ressuscité, et la cité céleste sera composée éternellement d’hommes nouveaux, ressuscités comme Lui. Ce premier jour de la semaine, le dimanche de la résurrection de Christ, une nouvelle période a commencé. Dans cette nouvelle période les croyants peuvent jouir de nouvelles bénédictions spirituelles et célestes, dont Christ ressuscité est les prémices. Tout ce qui concerne les relations de l’homme avec Dieu est placé dès cet ins-tant sur cette base de la résurrection.

CHRIST, LES PRÉMICES

« Mais maintenant Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis. Car puisque la mort est par l’homme, c’est par l’homme aussi qu’est la résurrection des morts ; car comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants ; mais chacun dans son propre rang : les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ à sa venue… » - « En un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette, car la trompette sonnera, et les morts seront ressuscités incorruptibles, et nous, seront changés. » (1 Corinthiens XV, 20-23, 52.)

« Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement, puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la ren-contre du Seigneur en l’air, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens IV, 14, 16-17.)

« Ceux qui n’avaient pas rendu hommage à la bête… Régnèrent avec le Christ mille ans…C’est ici la première résurrection. Bienheureux et saints celui qui a part à la première résurrection : sur eux, la seconde mort, n’a point de pouvoir » (Apocalypse XX, 4-6.)

Dans ces passages ont discerne les différentes phases de la première résurrection. Première-ment la résurrection de Christ, ensuite la résurrection des saints, appartenant à différentes dispensations. Aux prémices, Christ, sont ajoutés : « Ceux qui sont du Christ à sa venue. » Bientôt le Seigneur va venir, et nous l’attendons, Lui, notre espérance.

Sa venue comprend deux actes : d’abord il viendra enlever l’Église, ensuite il reviendra pour établir son règne.

Au premier de ces deux actes, deux compagnies de saints seront ressuscités : l’Église, épouse de Christ, et les saints de l’Ancien Testament. Alors seront célébrées les noces de l’Agneau dans le ciel, ensuite aura lieu Sa venue en gloire et, dans cette deuxième phase, ressusciteront les compagnies qui auront traversé la grande tribulation, citées en quatre passages de l’Apocalypse :

1° Ceux qui sont mentionnés en Apocalypse VI, 9, tombés pendant la première période de la grande tribulation.

2° Ceux qui auront été mis à mort à Jérusalem pendant la deuxième période de la grande tri-bulation : Apocalypse XI.

3° Les martyrs Juifs qui auront refus de rendre hommage à la Bête : Apocalypse XII.

4° Les martyrs d’entre les nations, qui auront remporté la victoire sur la Bête et son image : Apocalypse XV, 2-4.

Toutes ces compagnies sont réunies et seront assises sur des trônes pendant le millénium : Apocalypse XX.

« Le reste des morts ne vécut pas jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis » (Apocalypse XX, 5.)

Christ, en ressuscitant, est sorti D’ENTRE LES MORTS car la mort ne pouvait le retenir. Ainsi tous ceux qui ont cru en Lui, ressusciteront d’entre les morts ; les croyants endormis seront réveillés par l’exercice de sa puissance, et sortiront de leurs tombeaux. Le fait que Christ soit sorti d’entre les morts, et que les fidèles sortiront aussi d’entre eux par la puissance de Dieu, donne évidemment un caractère particulier à la première résurrection.

Christ est les prémices, la vie était en Lui, et il est notre vie. Il avait le pouvoir de reprendre sa vie. Cette résurrection n’est pas seulement une résurrection DES MORTS. Comme Lui, les croyants endormis sortiront, non seulement de la mort, mais D’ENTRE LES MORTS.

Lorsque, immédiatement après sa transfiguration, notre Seigneur parla de sa « résurrection d’entre les morts » les disciples se demandèrent ce que cela voulait dire : Marc IX. Tout juif or-thodoxe croyait à la doctrine de la « résurrection des morts » (Anastasis nécrôn.) Mais l’idée d’une « résurrection d’entre les morts » (Anastasis ek nécrôn) ne pouvait être comprise par les disciples.

La résurrection de l’Église aura lieu selon les mêmes principes que la résurrection de Christ : « Si l’esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts (eek necrôn) habite en vous, celui qui ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi à cause de son Esprit qui habite en vous » (Romains VIII, 11.)

LA PREMIÈRE ET LA SECONDE RÉSURRECTION

« Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection. »

« Le reste des morts ne vécut pas jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis »

« Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône… et la mer rendit les morts qui étaient en elle ; et la mort et le hadès rendirent les morts qui étaient en eux, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres » (Apocalypse XX, 6, 5, 12, 13.)

Après avoir mentionné les différentes phases de la première résurrection : « Dans le Christ tous seront rendus vivants ; mais chacun dans son propre rang : les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ à sa venue. » L’apôtre ajoute « ensuite la fin » (1 Corinthiens XV, 23.)

Il désigne, en ces termes, l’abolition de la mort pour le jugement des morts incrédules ressus-cités, devant le grand trône blanc, après les mille ans du royaume de Christ.

Cette résurrection des morts qui n’ont pas cru en Christ est appelée la résurrection de jugement (Jean V, 29.) Il faut que Christ règne jusqu’à ce que tous ses ennemis soient sous ses pieds ; le dernier ennemi vaincu sera la mort. La résurrection des incrédules aura donc lieu, non pas par la communication de la vie, mais comme effet de la puissance du Christ : la destruction de la mort entraîne leur résurrection.

« Et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, en résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, en résurrection de jugement » (Jean V, 29.) Ce sera la résurrection de jugement, dont le terrible effet sera que tous seront précipités dans l’étang de feu et de souffre ; c’est le châtiment éternel, appelé la seconde mort.

Ainsi, pour les incrédules, Christ ne déliera les liens de la première mort que pour les livrer à ce qui est infiniment plus terrible : la seconde mort, une existence éternelle sous l’abandon et le jugement de Dieu.

Il y a donc deux résurrections distinctes, quant à leur caractère autant que quant à leur époque. L’aspect de la résurrection des saints est absolument distinct de celui de la résurrection des méchants.

La résurrection des saints est la conséquence du fait que le Saint Esprit habite en eux.

La résurrection des méchants est un acte de la puissance de Christ en vue du jugement final. Ainsi le dogme courant le monde christianisé, du « jugement dernier », avec une seule résur-rection générale des méchants comme des bons, n’est pas conforme à l’enseignement de l’Écriture.

LA VIE DE RÉSURRECTION

« Car comme le Père réveille les morts et les vivifie, de même aussi le Fils vivifie ceux qu’il veut… En vérité, en vérité, je vous dis que l’heure vient, et elle est maintenant, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu et ceux qui l’auront entendue vivront. Car comme le Père à la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même » (Jean V, 21, 25.)

« Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ, (vous êtes sauvés par la grâce) et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, dans le Christ Jésus » (Éphésiens II, 4-6.)

« Car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé » (Luc XV, 24, 32.)

Ces trois passages ont trait, non pas à la résurrection du corps, mais à la résurrection du pé-cheur, sa nouvelle naissance ou sa régénération. La vie de résurrection est donnée à ceux qui, étant morts dans leurs péchés sont vivifiés par la foi au Fils de Dieu. Quiconque croit en Lui est passé de la mort à la vie. Son âme était spirituellement morte, séparée de Dieu, morte dans ses fautes et dans ses péchés, et elle est sortie de cet état de mort par la puissance vivifiante du Sauveur. C’est une nouvelle création : on devient participant de la nouvelle nature divine.

Le Père a donné au Fils, comme homme sur la terre, d’avoir la vie en lui-même. La vie divine est présente dans la personne de Jésus, lorsqu’il était en grâce ici-bas, et la vie est maintenant dans l’homme glorifié dans le ciel.

Celui qui croit est une nouvelle création ; le péché et la puissance de l’ennemi restent en dehors de cette nouvelle création qui est le fruit de la puissance de Dieu. Christ, en qui est la vie, communique la vie aux siens : la vie de résurrection caractérise le dernier Adam et tous ceux qui croient en Lui.

C’est dans la puissance de la résurrection que cette vie leur est communiquée, tous leurs péchés leur étant pardonnés à cause de la mort. C’est là, la résurrection de vie. Le Père a donné à Christ autorité sur toute chair afin qu’il donne la vie éternelle à tous ceux qu’il (le Père) Lui a donnés (Jean XVII, 2.)

Christ est en qualité de second Homme, spirituellement le chef d’une race nouvelle, ayant la vie en Lui : « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils ; celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (Jean V, 11-12.)

En tant que participants de la vie du dernier Adam, esprit vivifiant, nous avons part à tout ce qu’il est comme Homme. Nous sommes tels que Lui, sa vie étant la nôtre.

De même que nous avons porté l’image du terrestre, puisque nous sommes pécheurs de nature, nous porterons aussi l’image du céleste, de Jésus Christ en l’image duquel nous sommes transformés de gloire en gloire (1 Corinthiens XV, 49.) C’est d’un Christ ressuscité et glorifié, que nous porterons l’image.

LA PUISSANCE DE SA RÉSURRECTION

« Pour le connaître, lui, la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort » (Philippiens III, 10-11.)

« Étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie » (Colossiens I, 11.)

« Pour que vous sachiez… quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, qu’il a opérée dans le Christ, en le ressus-citant d’entre les morts » (Éphésiens I, 19-20.)

Dans ces passages il est question, non pas du fait historique de la résurrection du Christ, ni de l’événement futur de la résurrection des corps, mais de la puissance de sa force, qu’il a opérée dans les croyants.

La résurrection de Christ est une puissance active qui opère aujourd’hui sur la terre. Paul voulait connaître cette puissance et il était prêt à tout sacrifier pour la connaître. Cette puis-sance est plus grande que la puissance de la création : elle est excellente ; elle surpasse tout.

Le soleil, la lune et les étoiles, expriment la puissance éternelle de Dieu, mais non sa puissance excellente qui se voit dans la résurrection de Christ.

L’apôtre dit que cette puissance « opère en nous » (Éphésiens III, 20.) Cette puissance est ca-pable de nous élever dans un autre monde à cet instant même.

« Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez aux choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre, car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ » (Colossiens III, 1-3.)

La puissance qui a fait sortir Christ du tombeau est celle qui opère actuellement dans le croyant. Elle le fait vivre dans un autre monde quoiqu’il soit ici-bas. Pilate n’aurait rien pu faire contre Jésus pendant les quarante jours après la résurrection. Christ est au-delà de la mort, et, par conséquent, en a fini avec l’ennemi et le monde.

Cette puissance nous accorde d’être patients, contents, inébranlables et joyeux au milieu des plus grandes tribulations. Dans cette puissance nous pouvons rendre culte à Dieu en commun avec tous ceux qui sont ressuscités avec Christ.

Paul désirait vivre dans la puissance de la résurrection de Christ, et pour cela il abandonnait tout ; cette puissance plus grande que celle qui tira le monde du néant, lui était nécessaire à son service ici-bas : « À quoi aussi je travaille combattant selon son opération qui opère en moi avec puissance » (Colossiens I, 29.)

La puissance de la résurrection est victorieuse de la mort, de Satan, du péché, du monde et de la chair. Tout ce que la mort peut nous faire, c’est de nous retirer de la scène où elle exerce sa puissance, pour nous faire entrer dans celle où elle n’a aucune puissance.

L’apôtre Paul demande aux Éphésiens qu’ils connaissent cette puissance, la puissance de l’Esprit, qui opère en nous, parce que cette puissance caractérise la position de l’Assemblée dans son union avec Christ. Christ ressuscité d’entre les morts est placé à la droite de Dieu, bien au-dessus de toute puissance et autorité. L’Assemblée est unie à Lui comme son corps ; les membres de ce corps ont été ressuscités de leur mort spirituelle par la même puissance avec laquelle le Chef ou la Tête du corps est ressuscité et exalté. Les membres sont vivifiés ensemble avec Christ et assis en Lui dans les lieux célestes par la même puissance qui l’a exalté.

Puissions-nous, par la foi, saisir et maintenir la position merveilleuse et le glorieux partage que nous possédons comme Assemblée, Corps de Christ.